En mars, la valeur des reventes de maisons, (unifamiliales, condos, multiplex) recensée par la Chambre immobilière du Grand Montréal, totalisait 1,2 milliard, du jamais vu. Le sommet précédent était sous la barre du milliard.

« Pour vous donner un ordre de grandeur, 1,2 milliard pour le seul mois de mars, c’est le volume total des ventes des trois premiers mois de 1999, fait remarquer Michel Beauséjour, chef de la direction de la Chambre. Ou des six premiers mois de 1995, alors que le marché était plutôt déprimé.»

En ce qui concerne les 6358 transactions réalisées par l’entremise du Service interagences (SIA-MLS) administré par la Chambre, il ne s’agit toutefois pas d’un record, ce qui indique les propriétés prennent beaucoup de valeur. Le nombre est néanmoins de 24 % plus élevé que celui de mars 2003.

Le SIA-MLS réalise environ 85 % des transactions immobilières résidentielles sur le marché secondaire. Du reste, une bonne part vient des transactions au sein d’une même famille, par exemple à l’occasion d’une séparation des conjoints. Selon un sondage menée l’an dernier pour le compte de la Chambre, la proportion de propriétés dont la vente reste aux mains du propriétaire ou est confiée en exclusivité à un agent varie peu depuis plusieurs années.

Le prix moyen d’une maison unifamiliale dans l’île de Montréal était de 291 000 $ le mois dernier, soit 12 % de plus qu’il y a un an. Celui d’un condo s’élevait à 205 000 $, une appréciation de 15 %, et celui d’une habitation multiplex comptant de deux à cinq logements, à 271 000 $, un bond de 19 %.

Montréal étant jusqu’à nouvel ordre une ville dans une île, il existe de grands écarts, selon les quartiers. On ne sera guère surpris que, dans la zone centre qui inclut les arrondissements cossus d’Outremont et de Westmount, la valeur des unifamiliales atteigne 444 000 $, comparativement à 185 000 $ dans la partie est de l’île, moins nantie. L’écart est moins démesuré pour les catégories condo et multiplex.

Le marché est fortement à la hausse dans toute la région. Dans Lanaudière par exemple, le prix d’une unifamiliale atteint 132 000 $, en hausse de 18 %, par rapport à l’an dernier.

Pour l’ensemble du Grand Montréal sa valeur moyenne d’une unifamiliale atteint 183 000 $, en hausse de 17 %, celle d’un condo 175 000 $ (plus 14 %) et celle d’un multiplex 242 000 % (en hausse de 17 %).

Pour le trimestre, les chiffres indiquent un net progrès sur 2003, malgré un mois de janvier frisquet qui a refroidi les ardeurs de plus d’un. Pas moins de 14 391 unités ont changé de mains par l’entreprise du SIA-MLS, soit 8 % de plus que pour la période correspondante, en 2003. La valeur des transactions atteint 2,6 milliards, en hausse de 24 % en un an.

Marché de vendeurs

Bref, il s’agit bel et bien d’un marché de vendeurs. La durée moyenne d’une propriété sur le marché est de 52 jours, soit 14 de moins qu’il y a deux ans. Fait encourageant, il y avait au 31 mars, 24 556 maisons en vente sur le réseau SIA-MLS contre 21 900 l’an dernier. cette progression ne doit pas faire oublier cependant qu’on en comptait plus de 42 000 en 1999, avant que ne commence le présent boom.

« Les gens qui désirent acheter une maison devraient en premier lieu planifier leur financement afin de connaître leur capacité de payer », suggère M. Beauséjour, qui met en garde les acheteurs potentiels contre la précipitation.

Le conseil est d’autant plus judicieux que les taux hypothécaires ont monté tout dernièrement. Ils restent néanmoins encore très faibles et propices à l’achat d’une première ou deuxième propriété.

source: www.lapresseaffaires.com

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