À fond de train à Québec

Le marché du courtage immobilier, dans la grande région de Québec, fonctionne à grand régime. Il a donné lieu, en 2007, à un chiffre d’affaires de près 2 milliards $ et à une appréciation qui frôle les 18% comparé à 2006. Tandis que 2008, d’après la Chambre immobilière de Québec (CIQ), devrait produire une augmentation de plus de 20 %.

L’an passé, 10 608 transactions commerciales et résidentielles (9440) ont eu lieu pour un montant total de 1,8 milliard $. Ce qui infère une hausse de 17,5 % sur l’année précédente (1,514 milliard $).

Par ailleurs, crise hypothécaire aux États-Unis ou non, contraction ou non de nos exportations en raison notamment de la vigueur du dollar, « les ventes de propriétés commerciales et résidentielles pourraient atteindre, cette année, 2,2 milliards $ », selon la directrice générale de la CIQ, Gina Gaudreault.

Les taux d’intérêt encore abordables, le faible taux d’inoccupation des logements locatifs (1,2 %), le bas taux de chômage (4,8 %), l’extraordinaire vitalité économique de la capitale nationale et son 400e anniversaire – qui devrait rendre son potentiel immobilier séduisant à un bon nombre de visiteurs – renforcent la conviction de la présidente de la Chambre, Sylvie Champagne, que le marché devrait faire mieux encore en 2008.

Spectaculaire

Quant au prix moyen des logements, il a crû de 10,8 % en 2007 pour atteindre 164 562 $.

« Les maisons unifamiliales seules représentent les deux tiers des transactions résidentielles; les logements en copropriété, 18 % », continue Mme Champagne.

En revanche, le prix moyen des maisons et des condos, d’une valeur de 175 000 $ à 275 000 $, est monté de façon spectacu- laire. Soit de 48 % et de 73 %, respectivement.

D’un autre côté, citant l’Association canadienne de l’immeuble, Mme Gaudreault précise que chaque ménage, qui fait l’acquisition d’une propriété résidentielle dans la région de Québec, fait des dépenses de consommation afférentes de 25 600 $. Ce qui comprend luminaires, stores, électroménagers, frais de déménagement, travaux de rénovation, honoraires notariaux, taxe de mutation, remboursements de taxes scolaires et municipales. Et encore.

« Ce qui totalise 325 millions $ en retombées », se félicite Mme Champagne.

Auteur : Angers, Gilles
Source : Le Soleil, mardi, 15 janvier 2008

Numéro de document : news•20080115•LS•0046

Donec eget leo. neque. sed Donec tempus ut massa dapibus libero ultricies