En juillet 2009, le marché résidentiel de la revente a poursuivi sa pente ascendante à l’échelle nationale; les ventes ont accusé les gains annuels les plus importants en deux ans. C’est également la première fois de toute l’histoire que les ventes ont dépassé la barre des 50 000 logements vendus au mois de juillet de n’importe quelle année.

Selon les statistiques publiées par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), au total, 50 270 maisons ont changé de main par le biais du Multiple Listing Service® (MLS®) des chambres immobilières canadiennes en juillet 2009. Cela représente une hausse de 18,2 p. 100 par rapport à pareille époque l’an dernier, soit 3,9 p. 100 plus élevé que le record mensuel précédent enregistré au mois de juillet 2007.

Les ventes résidentielles MLS® désaisonnalisées réalisées à l’échelle nationale en juillet ont accusé des gains mensuels pour le sixième mois d’affilée, progressant de 2,5 p. 100 par rapport à juin, à 42 539 logements. À l’heure qu’il est, l’activité désaisonnalisée est établie à 61,2 p. 100 au-dessus du niveau plancher atteint il y a dix ans en janvier, soit à peine 1,4 p. 100 plus bas que le sommet inégalé enregistré en mai 2007.

« Au début du troisième trimestre, les ventes étaient vigoureuses », affirme le président de l’ACI, Dale Ripplinger. « La différence constatée sur le marché résidentiel de la revente actuel par rapport au début de l’année est comme le jour et la nuit, surtout dans l’Ouest du pays. Les acheteurs sont au courant que les taux d’intérêt et les prix ont atteint un niveau plancher, et ils profitent des occasions qu’offrent les prix très abordables avant que les taux d’intérêt et les prix se mettent à monter. »

En juillet 2009, le marché de la revente était en hausse comparativement au même mois l’année précédente, dans environ 60 p. 100 des marchés locaux. On attribue largement aux gains enregistrés d’une année à l’autre à Toronto (28 p. 100), Vancouver (90 p. 100), Montréal (19 p. 100), Calgary (22 p. 100) et Edmonton (28 p. 100) l’augmentation des ventes à l’échelle nationale.

La demande a repris brusquement dans quelques-uns des marchés canadiens de l’habitation les plus dispendieux, et cela continue à gonfler le prix moyen national. Le prix moyen résidentiel MLS® a progressé de 7,6 p. 100 à l’échelle nationale par rapport à l’an dernier, s’immobilisant à 326 832 $. En juillet, seulement sept marchés locaux ont accusé des prix moyens records. On doit le prix moyen gonflé à l’échelle nationale à la vive reprise des ventes dans la plupart des marchés dispendieux au pays, et non au prix, tout comme un recul abrupt de l’activité dans ces marchés avait fait baisser le prix moyen vers la fin de 2008.

La tendance des prix est comparable à celle du prix moyen MLS® pondéré à l’échelle nationale, mais cette dernière est moins spectaculaire. Le prix moyen MLS® pondéré à l’ échelle nationale compense les fluctuations des ventes à l’échelle provinciale en tenant compte du nombre proportionnel de logements qui appartiennent à des propriétaires privés. En juillet 2009, le prix moyen MLS® pondéré était en hausse de 4,6 p. 100 à l’échelle nationale par rapport à l’année précédente.

L’augmentation du prix moyen pondéré pour l’ensemble des 25 marchés principaux révèle également une tendance moins manifeste par rapport au prix moyen non pondéré. En juillet 2009, le prix moyen pondéré dans les marchés principaux a haussé de 2,8 p. 100 en 12 mois, comparativement à la hausse de 8,3 p. 100 qu’a enregistré le prix moyen non pondéré dans les marchés principaux. Le prix moyen pondéré des marchés principaux compense les fluctuations des ventes dans les marchés principaux en tenant compte du nombre proportionnel de logements qui appartiennent à des propriétaires privés dans chaque marché par rapport à l’ensemble des marchés principaux.

L’inventaire de maisons à vendre sur le marché MLS® a continué à accuser une baisse comparativement à l’année précédente. Ce recul des nouveaux mandats représente 73 444 logements, soit 13 p. 100 de moins qu’en 2008, et la septième baisse consécutive du nombre de nouveaux mandats en autant de mois.

La reprise de la demande, conjuguée au recul du nombre de nouveaux mandats, commence à faire baisser l’inventaire global de maisons sur le marché. À la fin de juillet 2009, 219 982 maisons étaient inscrites à vendre aux systèmes MLS® des chambres immobilières au Canada; cela représente une baisse de 12,4 p. 100 comparativement à juillet 2008. C’est le troisième recul d’affilée enregistré d’une année à l’autre au niveau des mandats en vigueur, et le plus important recul en plus de six ans.

Le nombre de mois en inventaire équivaut à l’inventaire de mandats en vigueur à la fin du mois, divisé par le nombre de ventes conclues durant le mois. Il désigne le nombre de mois qu’il faudrait compter pour vendre l’inventaire actuel au taux de ventes actuel. À l’échelle nationale, on comptait 4,4 mois d’inventaire au mois de juillet, soit une légère hausse par rapport à juin. Cela représente toutefois l’une des baisses les plus importantes depuis deux ans, et un niveau de beaucoup inférieur au sommet de 12,8 mois enregistré durant la récession en janvier 2009.

Après désaisonnalisation, le chiffre d’affaires de toutes les ventes résidentielles MLS® conclues en juillet 2009 a battu tous les records, avançant de 5,5 p. 100 par rapport au mois précédent, s’immobilisant à 13,8 milliards de dollars.

« Les ventes résidentielles conclues en juillet par le biais des systèmes MLS® fournit une preuve indéniable que l’enthousiasme des consommateurs face aux gros achats continue de s’améliorer », fait savoir l’économiste en chef de l’ACI, Gregory Klump. « Il est possible que l’activité se stabilise d’ici la fin de l’année, à mesure que le prix des maisons et les taux d’intérêt hypothécaire amorceront une pente ascendante.

« Le nombre de nouveaux mandats sur le marché est en baisse comparativement à l’année dernière, et la reprise des ventes fait baisser l’inventaire. Par conséquent, le nombre de mois en inventaire diminue », fait constater Klump. « Ces tendances soutiennent le prix moyen. Bien que ce dernier ait baissé abruptement au cours du deuxième semestre de 2008, il a repris du poil de la bête depuis; on s’attend donc que le prix moyen continue à augmenter d’ici la fin de l’année. »

Source : Association Canadienne de l’Immeuble

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