Les efforts de la Banque du Canada pour stimuler le secteur de l’immobilier pourraient bien avoir porté trop de fruits.

En fait, selon un nouveau rapport produit par la Banque TD (T.TD), les ventes de maisons canadiennes et leurs prix ont défié toutes les attentes au cours de la récession et sont sur le point de clore l’année à des niveaux plus élevés que ceux affichés avant que la crise ne frappe le pays, en automne dernier. Des économistes ont accordé le mérite de la revivification du marché de l’immobilier à la Banque du Canada et à sa politique monétaire, laquelle a réduit les taux d’intérêt au cours de la dernière année.

Mais cette revivification s’est déroulée à un tel rythme que certains évoquent désormais la possibilité que le gouverneur de la banque centrale, Mark Carney, change de direction et hausse les taux d’intérêt plus tôt que prévu.
L’économiste Grant Bishop, de la Banque TD, a toutefois précisé qu’il ne voulait pas encore qualifier la situation de «bulle immobilière». Il a dit croire que la tendance s’atténuera, mais a ajouté que si cela n’était pas le cas, la Banque TD s’en montrerait inquiète.

De faibles taux d’intérêt, de même qu’un assouplissement des règles, ont largement été évoqués pour expliquer la bulle immobilière qui s’est formée aux Etats-Unis durant la décennie et qui a mené au déclenchement de la crise financière mondiale.

La Banque du Canada s’était engagée à maintenir à 0,25 % sa cible du taux de financement à un jour jusqu’en juillet. Cependant, la semaine dernière, M. Carney a précisé que cet engagement reposait sur plusieurs conditions.

Source : Cyber Presse

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