Sentinelle du Groupe CNW

ASSOCIATION PROVINCIALE DES CONSTRUCTEURS D’HABITATIONS DU QUEBEC (APCHQ)

Transmis par le Groupe CNW le : 14 Mai 2007 13:55

Ocre ferreux dans le drain français

Doit-on s’en alarmer?

MONTREAL, le 14 mai /CNW Telbec/ – Au printemps, plusieurs propriétaires d’habitations neuves constatent la présence d’eau colorée ainsi que des dépôts dans leur bassin de captation situé au sous-sol ou encore dans la conduite intérieure de l’égout pluvial. Ces signes peuvent révéler la présence d’ocre ferreux, communément appelé « bactérie mangeuse de fer ». Bien qu’ils suscitent l’inquiétude, il ne faut pas nécessairement s’en alarmer. La Garantie des maisons neuves (GMN) de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) tient à démystifier le phénomène et vous explique comment procéder pour déterminer les solutions adaptées à votresituation.

Qu’est-ce que l’ocre ferreux?

L’eau ferrugineuse observée dans le système de drainage du bâtiment
résulte d’un phénomène chimique, lequel consiste en la transformation à l’état
liquide du fer contenu dans le sol. Une fois liquéfiée, cette eau oxydée migre
vers le drain français du bâtiment et se dépose dans le bassin de captation ou
dans la conduite intérieure de l’égout pluvial. Mentionnons que les premières
manifestations peuvent survenir dès les premières années suivant la
construction d’une maison.

Comment obtenir le bon diagnostic?

La présence d’ocre ferreux n’est pas nécessairement synonyme de colmatage des drains et ne met pas systématiquement en péril le bon fonctionnement de celui-ci. Pour avoir l’heure juste sur la situation, communiquez avec l’entrepreneur qui a construit votre maison : celui-ci est bien placé pour analyser tous les paramètres et établir le diagnostic approprié.

Analyse globale et solutions

L’analyse de l’eau contenue dans le bassin de captation ou dans la
conduite se déversant dans ce bassin ne peut permettre à elle seule de
déterminer le risque associé au colmatage du drain. C’est pourquoi votre
entrepreneur adoptera une approche plus globale en déterminant notamment le
niveau de nappe phréatique à cet endroit, le pH (acidité) de l’eau et sa
concentration en fer ainsi que le type de drain utilisé. Il pourra ainsi
évaluer le potentiel de colmatage du drain français et vous proposer, au
besoin, une méthode corrective de drainage efficace, telle que l’installation
de cheminées de nettoyage, la correction d’une partie du drain ou un ajout à
celui-ci, ou alors son remplacement. Dans le cas où le système de drainage
n’est pas assez efficace, le cuvelage des fondations, qui consiste à rendre
les murs de fondation imperméables à l’aide d’une membrane d’étanchéité,
pourra pallier le problème.

Entretien adéquat

Un entretien adéquat de votre système de drainage est essentiel pour éviter une aggravation de la situation et des dommages éventuels, car l’eau ferrugineuse accumulée dans le bassin de captation ainsi que dans la conduite pluviale et le drain français peut affecter son efficacité. Il en est de même pour les pompes submersibles qui, au contact de l’eau oxydée, peuvent
s’endommager au point de nécessiter leur remplacement. Il est donc important
de procéder de façon périodique aux tâches d’entretien suivantes :

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– Laver le drain français (lorsqu’il est muni de cheminées de nettoyage)à l’eau sous pression;
– Démonter et nettoyer la pompe submersible et ses conduits;
– Ajuster le niveau de la pompe submersible;
– Laver le bassin de captation;
– Munir la pompe d’une pile de sécurité afin d’assurer son autonomie en cas de panne électrique.
>>

Contrôle des eaux de ruissellement

Afin de ne pas solliciter davantage le système de drainage, il est
également très important que votre maison soit munie de gouttières, lesquelles
doivent être raccordées à des descentes pluviales qui éloignent l’eau du mur
de fondation. Le niveau du terrain à proximité du bâtiment doit également
permettre aux eaux de ruissellement de s’éloigner des fondations.

La GMN de l’APCHQ : 30 ans d’expérience

La GMN de l’APCHQ existe depuis 30 ans; le gouvernement s’en est
largement inspiré pour établir son plan à adhésion obligatoire en 1999. Au
cours des trois dernières décennies, plus de 10 000 entreprises y étant
accréditées ont construit, au Québec, 400 000 unités résidentielles. Détenant
76 % du marché de l’habitation neuve, elle occupe une position de leader. Elle
assure une qualité de construction, protège les investissements des
consommateurs et offre un gage de professionnalisme qui fait sa marque.